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Festival Lumières sur le Quai 2021

Festival Lumières sur le Quai

Festival Lumières sur le Quai

Réinventer nos liens

Déambulations, rencontres, ateliers, expositions... Trois semaines de festival en mode festif et décalé pour réinventer nos liens.

Réinventer nos liens. C’est le défi lancé par le Quai des Savoirs pour cette nouvelle édition de Lumières sur le Quai. Un festival qui, depuis l’année dernière, se déroule sur trois semaines autour de la thématique générale reprendre la main sur nos futurs.
Il y est question de vivre ensemble, de la confiance que nous accordons à la science, de la place que nous laissons aux autres sur la planète et de bien d’autres choses encore.

Ce festival-laboratoire a la particularité d’être à la fois studieux et festif, de mêler arts et sciences dans un joyeux foisonnement, d’interroger le monde tout en se laissant entraîner par la magie des spectacles et autres installations. Cet OVNI, parfaitement identifié au fil du temps, est un événement important de la culture scientifique de la Métropole.

Rythmé par quatre week-ends qui constituent autant de temps forts, le festival fourmille d’idées et favorise les échanges et les rencontres où se croisent grand public, artistes, scientifiques, entrepreneurs, auteurs.
Lumières sur le Quai met en avant les initiatives, recherches, expérimentations citoyennes, innovations, créations artistiques, pour construire un autre récit du futur.
Tout ceci, en mode festif et décalé.

Déambulations, rencontres, ateliers, expositions... programme complet par ici !

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Préparez votre festival : les rencontres à réserver


Réinventer nos liens

Samedi 16 octobre à 11h

En ouverture du festival, le sociologue Jean Viard, spécialiste des temps sociaux, de la politique et de l’aménagement du territoire, viendra partager avec le public sa vision de la société et des futurs désirables. D’après lui, “la révolution qu’on attendait est arrivée” - c’est même le titre de son dernier ouvrage. Bousculés par des mois de pandémie, 10% des français sont en train de changer de vie, et notre époque serait au réenchantement plutôt qu’au ressentiment. Voici donc venu le moment de réinventer nos liens à la Terre, aux technologies, et aux autres.

Écouter la conférence



 

Un autre internet est-il encore possible ?

Mardi 19 octobre à 18h

On parlera intelligence artificielle, réseaux sociaux, datas mais aussi burn-out digital, citoyenneté, et même désobéissance numérique. Est-ce qu’un autre internet est encore possible ?

Avec : 

  • Philippe Muller, maître de conférences en informatique à l’université Toulouse III - Paul Sabatier et co-responsable à l’IRIT d’une équipe de Traitement automatiques des langues (TAL)

  • Anne-Laure Michel, cheffe de projet numérique, membre active des Sans PagEs 

  • Charles Foucault Dumas, Membre fondateur de la fondation HestiaLabs 

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Jeudi 21 octobre à 18h 

Cette rencontre souhaite entraîner le public dans les méandres des arts de la scène et de la création chorégraphique, traditionnellement réservés à l’esprit humain et au corps mais qui se voient aujourd’hui de plus en plus investis par des algorithmes d’intelligence artificielle et des robots. Quel est le regard des chercheurs en intelligence artificielle sur la création chorégraphique et quel est le regard des chorégraphes, metteurs en scène et scénographes sur ces nouveaux modes de création ? Comment la technologie peut-elle stimuler la créativité des artistes, recréer des liens avec les spectateurs et attirer de nouveaux publics ? Comment l’art peut-elle contribuer à imaginer et approfondir les liens entre humains et machines et stimuler ainsi la recherche scientifique ? L’objectif de cette soirée est de fournir des éléments de réponse à ces questionnements en interrogeant les possibles interactions entre les recherches scientifiques en intelligence artificielle et la création artistique dans le domaine de la danse contemporaine et, plus largement, de la performance.

Avec : 

  • Olivier Stasse, chercheur en robotique au LAAS

  • Jean Marc Matos, chorégraphe Compagnie Kdanse 

  • Aurélien Bory, metteur en scène et scénographe, Compagnie 111

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Mardi 26 octobre à 18h

Peut-on parler d’une hérédité non génétique ? Si oui, qu’est-ce qui peut se transmettre entre générations au-delà des gènes, et comment cela pourrait-il impacter l’évolution des espèces ? Nous aborderons la question de la transmission culturelle chez les animaux, ainsi que celle de l’épigénétique. Nous plongerons dans les avancées de la biologie moléculaire, qui nous révèlent les mécanismes épigénétiques contrôlant l’expression des gènes et nous verrons dans quels cas épigénétique et hérédité se rencontrent... réinventant nos liens intergénérationnels et nos liens à l’environnement.

Avec : 

  • Déborah Federico, doctorante laboratoire Evolution et diversité biologique (CNRS/UPS/IRD)

  • Kerstin Bystricky, professeur à l'UT3 Paul Sabatier et directrice de l'unité de biologie moléculaire, cellulaire et du développement (MCD/CBI)

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Jeudi 28 octobre à 18h 

Parmi tous les liens unissant deux organismes, la symbiose est sans doute l'un des plus forts et des plus fascinants. Comment ces organismes communiquent-ils entre eu pour leur bien mutuel voire, à travers les serviecs écologiques, pour le bien d'une troisième espèce, la nôtre ? Nos liens avec l'environnement sont tout aussi intrigants. Ces derniers peuvent être directs comme l'influence de l'exposition au soleil sur la synthèse en vitamine D qui, elle-même, va agir sur nos cellules immunitaires et favoriser notre résistance à certaines maladies. S'agissant de la biodversité, ces liens semblent plus distants. Pour autant, mieux la décrire et donc mieux la comprendre est fondamental dès lors qu'on la considère comme patrimoine naturel et culturel mais aussi comme ressource essentielle.

Avec :

  • Anne Astier, chercheuse CNRS à l’Institut toulousain des maladies infectieuses et inflammatoires (Infinity – CNRS/UPS/INSERM)
  • Guillaume Bécard, professeur des universités, Laboratoire de recherche en sciences végétales (CNRS/UPS/Toulouse INP)
  • Sébastien Brosse, professeur des universités, laboratoire Evolution et diversité biologique (CNRS/UPS/IRD)
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Mardi 2 novembre à 18h

Dom Juan est scandaleux, mais c’est un modèle : il s’exempte de la plupart des liens qui constituent la société : les liens du mariage, du travail, de l’endettement, et, au premier chef, de la religion. Il faut être comme lui. Il ne faut surtout pas être comme lui. Il faut se mettre en rupture, mais il faut être lié. Nous allons tenter de raconter, à partir d’un peu d’histoire de ce mythe moderne, comment s’élabore en nos sociétés un double impératif pour chacun d‘entre nous, homme ou femme : être Dom Juan, ne pas l’être.  Est-ce typiquement humain ? Ce double impératif ne se rencontre-t-il pas, tout autrement, dans des sociétés d’insectes, ou chez des mammifères ? Yves Le Pestipon, chercheur en littérature, Antoine Wystrach, chercheur en entomologie, Laure Verret, chercheuse en cognition animale, rencontreront ces questions, les affronteront.    

Avec : 

  • Yves Le Pestipon, président de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres

  • Laure Verret, neuroscientifique au Centre de recherches sur la cognition animale CRCA (CNRS-UT3 Paul Sabatier)

  • Antoine Wystrach, chercheur au Centre de recherches sur la cognition animale CRCA (CNRS/ UT3 Paul Sabatier) 

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Jeudi 4 novembre à 18h

Peut-on continuer à faire foule au temps du coronavirus ? Comment faire avec les tensions, les conflits, les oppositions au cœur de nos sociétés ? Comment réinvestir l’espace public pour en faire à nouveau un lieu de partage, de rencontres, de construction ? Autant de pistes pour questionner et réinventer nos liens aux autres.

Avec : 

  • Mehdi Moussaïd, chercheur interdisciplinaire spécialisé dans le comportement des foules

  • Petite Poissone, artiste intervenant dans l’espace public

  • Luc Gwadzinsky, géographe, professeur à l’ENSA Toulouse

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Quai des Savoirs
Du 16 octobre au 7 novembre 2021
Entrée gratuite pendant toute la durée du festival,
exceptés l'exposition temporaire De l'amour et le Quai des Petits.
Entrée gratuite dans l'ensemble des espaces les 6 et 7 novembre.
Dans la limite des places disponibles et dans le respect des gestes barrières.
Pass sanitaire obligatoire

Crédit visuels ci-dessous : Emmanuel Grimault