Feuilletez le programme !

Feuilleter
Télécharger

 

Retour

Quand le Quai abrite une machine… vivante !

Quand le Quai abrite une machine… vivante !

Quand le Quai abrite une machine… vivante !

Quand le Quai abrite une machine… vivante !

Du 13 novembre au 1er décembre, Manon Schnetzler et Thomas Peyruse, de l'association Caliban Midi, étaient en résidence art-sciences pour mettre au point leur projet de « machine vivante ». Et c'est avec plaisir que nous les avons rencontrés pour en savoir un peu plus sur ce curieux concept…

La « Machine Vivante », voilà un nom bien énigmatique et antagonique. Pourriez-vous lever le voile et nous raconter la génèse de ce projet ?

Ce projet est initialement parti d'une commande : celle de créer un mannequin habillé exposé dans une vitrine qui serait commandé par personnes dans la rue. Il n'a pas pu aboutir par manque de temps mais l'idée était séduisante et nous avons eu envie de le mener à son terme. Nous avons commencé à élaboré une maquette chez nous puis nous avons rencontré Hélène Vignal, qui travaille au Quai des Savoirs. Nous avons pu ainsi bénéficier d'une salle pendant 3 semaines pour travailler sur l'oeuvre à échelle humaine. C'est très confortable parce que nous avons enfin de la place, que nous pouvons laisser le matériel le soir sans avoir à tout ranger et surtout, que le public peut venir tester l'installation (pendant Futurapolis, le public a été invité à « jouer » avec la machine vivante NDRL). Un vrai coup de pouce !

 

Bien entendu, et c'est là tout l'intérêt du projet, le terme de machine vivante est contradictoire. L'idée était d'interpeler au travers du domaine du sensible sur la notion de machine et ce que signifie être vivant. Nous voulions créer une impression de vivant à partir d'un objet inerte.

Au départ, nous avons élaboré une maquette composée de 3 moteurs, un capteur et un aimant qui se déplaçait. Dans son état statique, cette installation n'a rien d'un être animé. Et pourtant, dès qu'on entre en interaction avec elle à l'aide de sa main (Le capteur va envoyer des signaux électriques aux moteurs reliés à l'aimant par des ficelles afin de faire bouger ce dernier NDRL.), on lui prête les intentions d'un petit être vivant ! Selon que l'aimant est repoussé par la main ou au contraire attiré, l'impression donnée est affectueuse ou fuyante. On a le sentiment d'apprivoiser un animal.

 

Pouvez-vous nous décrire l'installation que le public a « testé » au Quai des Savoirs ?

 

Après la maquette, nous avions dans l'idée de créer une machine à « échelle humaine ». l'aimant est devenu un assemblage de panneaux en plexiglas. Il était important qu'au « repos », la machine n'évoque rien d'animal ou végétal ni qu'elle suscite aucune émotion au préalable. Sur les photos, vous pouvez voir un filet. C'était l'idée de départ mais nous avons remarqué que cet élément engendrait déjà un ressenti (emprisonnement). Les triangles de plexiglas permettent de jouer avec l'articulation. La commande Kinect capte le mouvement du corps du joueur et la machine s'anime. On peut alors jouer avec elle.

Pour en savoir plus, https://caliban-midi.blog/machine-vivante-creature-artificelle/